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Alexandre Parodi

1901 - 1979

Alexandre Parodi a profondément marqué la vie publique française, au travers des fonctions multiples qu'il a exercées pendant un demi-siècle dans l'administration, la diplomatie, la vie sociale et la défense de l'intégrité du pays.

Membre du Conseil d'État à compter de 1926, il fut, en tant que commissaire du gouvernement , un de ceux qui contribuèrent à forger le droit administratif actuel.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il devint, après Jean Moulin et Emile Bollaert, délégué général du Comité de libération nationale en France occupée et, à ce titre, intermédiaire entre le Conseil national de la Résistance, le gouvernement d'Alger et les organisations de résistance sur le terrain. Il dirigea le soulèvement qui précéda la libération de Paris, accueillit le 25 août 1944le général de Gaulle dans la capitale et descendit les Champs-Élysées à ses côtés.

Dès avant la guerre, Alexandre Parodi, secrétaire général adjoint du Conseil national économique, prédécesseur de l'actuel Conseil économique, social et environnemental, avait montré son intérêt pour les affaires sociales. Ministre du travail et de la sécurité sociale en 1944-1945, il imprima sa marque aux textes fondamentaux relatifs à la sécurité sociale, aux comités d'entreprise et au statut de l'immigration. Sa sensibilité aux difficultés rencontrées par les étrangers en France lui fit par ailleurs, à la fin de sa vie, jouer un rôle actif au sein du Service social d'aide aux immigrants, dont il assura la présidence de 1973 jusqu'à sa mort.

Alexandre Parodi connut également, de 1945 à 1960, une brillante carrière de diplomate, au cours de laquelle il prit une part active à la mise en oeuvre de la politique étrangère de la Quatrième République et du début de la Cinquième.

Enfin, vice-président du Conseil d'État de 1960 à 1971, il succéda à René Cassin et modernisa l'institution en lui permettant de surmonter les tensions avec le général de Gaulle qui résultère de la censure d'une ordonnance instaurant une juridiction d'exception (arrêt Canal du 19 octobre 1962) et du refus du Conseil d'État de réviser la Constitution par la seule voie du référendum.

 

© Photo - Conseil d'État, droits réservés

 

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