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Etienne-Denis Pasquier

1767 - 1862

Etienne-Denis Pasquier laissa, à sa mort, des Mémoires, dans lesquelles il évoque la qualité des débats au Conseil d'État, d'où les "vaines paroles" étaient absentes, ainsi que la "rigoureuse équité" de la commission du contentieux à laquelle il appartint quelque temps.

Issu d'une ancienne famille de la noblesse de robe parisienne, Etienne-Denis Pasquier fut reçu en 1787 comme conseiller au Parlement de Paris. Mais la Révolution interrompit sa carrière : son père fut guillotiné pendant la Terreur, et lui-même fut arrêté.

Après avoir passé les premières années du Consulat et de l'Empire dans l'oisiveté, il fut nommé maître des requêtes au Conseil d'État en 1806. Napoléon, dans un effort de réconciliation nationale, cherchait en effet à s'attacher des hommes de valeur provenant notamment des anciens Parlements.

Promu conseiller d'État le 8 février 1810, Pasquier fut nommé préfet de police en octobre de la même année et se consacra dès lors essentiellement à l'administration de Paris.

En 1814, il eut à présenter la soumission de Paris au tsar Alexandre. Voyant celui-ci décidé à éliminer Napoléon, il se résolut à "user de tous les moyens qui étaient en son pouvoir pour faciliter la restauration des Bourbons", et tenta de rallier le Conseil d'État à cette entreprise.

Il se tint à l'écart pendant les Cent Jours, et en fut récompensé en entrant dans le cabinet constitué par Talleyrand en qualité de garde des sceaux.

Il prépara l'ordonnance du 23 août 1815 qui, rapportant celle de 1814, réorganisa le Conseil d'État en le rapprochant beaucoup plus du Conseil d'État napoléonien que de l'ancien Conseil du Roi que la première Restauration avait cherché à faire revivre.

La longue et brillante carrière politique qui s'ouvrit pour lui en 1815 le vit plusieurs fois ministre de la justice et des affaires étrangères.

Modéré, il fut violemment combattu tant par les libéraux que par les ultras. Tenu à l'écart par Charles X, il fut rappelé par Louis-Philippe, qui le combla d'honneurs : président de la chambre des Pairs jusqu'en 1848, chancelier en 1837, membre de l'Académie française en 1842, puis duc en 1844.

Il mourut à 85 ans, en 1862.

 

© Photo - copyright Photothèque de la Ville de Paris

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