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La salle de l'Assemblée générale

La salle a été construite par Chabrol à partir de 1873 sur l’emplacement successif (entre 1800 et 1870) de la salle du tribunat, d’une chapelle, d’une galerie de tableaux et de salons.

C’est ici que se réunissent les membres du Conseil d’État pour examiner les projets de loi et d’ordonnance voire de certains décrets qui lui sont soumis par le Gouvernement.

Entre le plafond et les murs, on peut remarquer des figures féminines ailées qui semblent soutenir le plafond. Elles évoquent des cariatides (statue de femme souvent vêtue d'une longue tunique, soutenant un entablement (partie supérieure d’une colonne) sur sa tête et remplaçant ainsi une colonne ou un pilier). Elles sont l’œuvre d’Adolphe Martial Thabard (1831-1905). En réalité, elles ne supportent rien (et sont du reste creuses).

La frise en haut le long des murs fait apparaître cinq motifs en alternance : la Justice (balance, main de justice, Tables de la Loi, feuilles de chêne), l’Agriculture (cornes d’abondance de fleurs et de fruits, rosace), la Guerre (pelte, épée, feuilles de laurier), la Paix (rameau d’olivier, torche, miroir), le Commerce (Mercure au couvre-chef ailé, ancres).

On retrouve en partie ces thèmes dans les allégories peintes en bleu sur fond d’or. Entre les figures allégoriques, six grands codes du Premier (et un peu du Second) Empire sont mentionnés (codes de justice militaire, code d’instruction criminelle, code de commerce, code pénal, code de procédure civile et code civil).

Les allégories peintes par Jules Elie Delaunay représentent les douze principaux ministères ou secrétariats d’État du début de la IIIe République.

On a la Guerre avec un soldat casqué, armé, assis sur un canon ; la Marine avec Neptune, dieu des mers, sur une barque; les Affaires étrangères avec une femme assise près d’une borne frontière et d’un olivier symbole de paix ; l’Intérieur avec une femme tenant un bâton et une lampe à huile, incarnant ainsi la vigilance ; le Commerce avec Mercure le dieu messager, protecteur des commerçants et voyageurs ; l’Agriculture avec une femme  montrant son sein nourricier et tenant une gerbe de blé et une faucille ; les Beaux-Arts avec Apollon, protecteur des artistes, avec à ses pieds des outils de peinture et sculpture ; les Travaux publics avec un homme traçant des plans sur une feuille à l’aide d’un compas ; les Finances avec une femme qui écrit sur un livre de comptes et désigne des pièces de monnaie ; l’Instruction publique avec une femme tenant un diplôme, symbole de récompense, et montrant à un enfant portant un flambeau  une inscription sur un livre adossé à un globe terrestre ; les Cultes avec un homme qui prie devant un autel ; la Justice avec une femme tenant une balance et une main de justice.

Les quatre toiles/panneaux qui décorent les murs sont d’Henri Martin et datent des années 1920. Ce sont des allégories de “l’Agriculture”, du “Commerce”, de “l’Industrie” (remplacée finalement par les Travaux publics) et du “Travail intellectuel”. L’ensemble porte le titre de “La France laborieuse se présentant au Conseil d’État”. L’auteur a choisi de représenter : des scènes de labour, semailles et moisson pour l’agriculture, la place de la Concorde en travaux pour les travaux publics, le port de Marseille (et ses différentes activités) pour le commerce et la mer ; un homme pensif marchant un livre à la main dans une forêt pour le travail intellectuel.

L’idée initiale, qui conserve toute sa valeur, est de montrer que le Conseil d’État est proche de la société française et non déconnecté de la réalité et que ses membres doivent faire preuve de réflexion au moment de rendre des avis éclairés.

La salle d’Assemblée générale a fait l’objet d’importants travaux de restauration en 2012. > Plus d'informations

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